Depuis 2022, la grippe aviaire a profondément bouleversé les habitudes de la filière avicole. Face à un risque sanitaire devenu durable, Lohmann France a renforcé son organisation, ses mesures de biosécurité et son accompagnement terrain pour continuer à soutenir les éleveurs, même dans les périodes les plus complexes.
En Europe, la saison 2021-2022 d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été la plus importante alors observée. Plusieurs foyers ont été recensés dans les élevages de volailles européens et beaucoup d’oiseaux ont été abattus dans les établissements touchés. En France, et particulièrement dans l’Ouest, la pression sanitaire a atteint une ampleur inédite.
Pour les professionnels de l’aviculture, cette crise a changé la donne. Il ne s’agit plus seulement de réagir lorsqu’un foyer apparaît, mais d’anticiper, de renforcer la biosécurité et d’adapter en permanence l’organisation des élevages, des couvoirs et des transports.
Implantée à Saint-Fulgent, en Vendée, au cœur d’un territoire fortement avicole, Lohmann France a été directement confrontée à cette nouvelle réalité. Depuis toujours et particulièrement depuis 2022, les équipes poursuivent un même objectif : maintenir un haut niveau d’exigence sanitaire tout en continuant à accompagner les éleveurs et les partenaires de la filière.
L’influenza aviaire est une maladie virale qui touche principalement les oiseaux sauvages et les volailles. Certaines souches, qualifiées de hautement pathogènes, peuvent se propager rapidement et entraîner une forte mortalité dans les élevages.
La maladie était donc bien connue avant 2022. Ce qui change cette année-là, c’est son ampleur, sa durée et son extension géographique.
La circulation du virus dans l’avifaune sauvage se poursuit même durant des périodes où elle était auparavant beaucoup plus faible, notamment en été. La filière entre dans une nouvelle période : celle d’une vigilance sanitaire beaucoup plus continue.
Dans l’Ouest de la France, la situation de 2022 a été particulièrement difficile.
À l’automne, les autorités renforcent notamment les mesures de protection en Pays de Loire et en Bretagne, deux régions où la densité importante d’élevages augmente le risque de diffusion. Au 14 octobre 2022, 17 des 25 foyers* alors confirmés en élevage en France étaient situés dans ces deux régions.
Quelques semaines plus tard, la situation continue d’évoluer. Au 1er décembre 2022, 91 foyers* avaient été confirmés en élevage en France depuis le 1er août, avec une concentration importante en Vendée et dans les Deux-Sèvres.
Pour les acteurs de la filière, ce contexte impose de revoir rapidement les habitudes : mouvements d’animaux, accès aux sites, transports, surveillance des élevages, désinfection, organisation des équipes…
Quand le risque sanitaire évolue vite, toute la chaîne doit être capable de suivre.
Quatre ans après la crise historique de 2022, l’influenza aviaire reste un sujet d’actualité.
La saison 2025-2026 a ainsi connu une nouvelle circulation significative du virus en France, avec 156 foyers recensés, dont 125 dans des élevages commerciaux*. Les conséquences ne concernent d’ailleurs pas uniquement les exploitations directement touchées : restrictions de mouvements, interruptions de mises en place et désorganisation de la production peuvent avoir des répercussions sur l’ensemble de la filière y compris les couvoirs.
Et la saison 2026-2027 a rappelé très tôt la nécessité de rester vigilant.
Le 31 août 2026, un premier foyer de la nouvelle saison épidémiologique a été détecté dans un élevage de canards à Longué-Jumelles, dans le Maine-et-Loire.
Le 7 septembre 2026, deux nouveaux foyers ont été confirmés dans le même secteur géographique, à La Lande-Chasles et Mouliherne. Des zones réglementées de protection et de surveillance ont alors été adaptées autour des élevages concernés.
Cette actualité rappelle un principe devenu essentiel depuis 2022 : en matière de grippe aviaire, la vigilance ne s’arrête jamais complètement.
Créée en France en 2001, Lohmann France s’appuie depuis 2003 sur son couvoir de Saint-Fulgent, en Vendée. L’entreprise maîtrise les différentes étapes du process qui vont de l’élevage des reproducteurs à l’incubation des œufs à couver et de l’éclosion à la livraison des poussins d’un jour chez les éleveurs.
L'expertise chez Lohmann France prend tout son sens dans un contexte sanitaire complexe.
Car accompagner un élevage ne consiste pas uniquement à livrer un poussin. Cela suppose aussi de planifier, conseiller, observer, anticiper et, lorsque le contexte l’impose, réorganiser rapidement les flux.
Les technico-commerciaux Lohmann France interviennent ainsi sur l’ensemble du territoire pour assurer un suivi régulier des élevages et adapter leurs recommandations aux réalités rencontrées sur le terrain.
Le premier semestre 2022 a marqué un tournant pour toute la filière. Aux contraintes sanitaires se sont ajoutées des tensions économiques et logistiques. Dans ce contexte inédit, il a fallu être capable de prendre des décisions rapidement. Chez Lohmann France, la réponse s’est appuyée sur quatre leviers : la biosécurité, la flexibilité, la rigueur et la proximité avec les partenaires.
En période d’influenza aviaire, la biosécurité constitue l’une des premières lignes de défense.
Cela passe notamment par une maîtrise rigoureuse des accès, des procédures de nettoyage et de désinfection, une gestion précise des flux de personnes, de véhicules et d’animaux et une sensibilisation régulière des équipes.
Au couvoir de Saint-Fulgent, la rigueur sanitaire fait partie intégrante du fonctionnement quotidien. Les salariés du couvoir comme les chauffeurs sont notamment formés au respect des règles de biosécurité.
L’enjeu est simple à formuler, mais exigeant à appliquer : éviter de faire entrer le risque et éviter de le déplacer. Et lorsqu’un nouvel épisode sanitaire apparaît, les procédures doivent pouvoir évoluer immédiatement en fonction des consignes des autorités et du zonage en vigueur.
Une crise sanitaire ne suit pas le planning d’un élevage.
Lorsqu’une zone de protection ou de surveillance est créée, certaines mises en place ou certains mouvements de volailles peuvent être interdits ou soumis à des conditions particulières.
C’est notamment le cas actuellement dans les zones réglementées mises en place dans le Maine-et-Loire. Il faut alors revoir les plannings, coordonner les différents acteurs et trouver, lorsque la réglementation le permet, la meilleure organisation possible pour limiter l’impact sur les élevages.
Cette souplesse fait partie du métier d’accouveur : planifier quand tout va bien, savoir replanifier lorsque l’environnement change.
Une crise sanitaire crée des contraintes techniques. Elle crée aussi beaucoup de questions.
Puis-je accueillir mon prochain lot ? Mon exploitation se trouve-t-elle dans une zone réglementée ? Quelles précautions supplémentaires dois-je prendre ? Mon planning doit-il être modifié ?
Dans ces périodes, l’accompagnement terrain devient encore plus important.
Lohmann France s’appuie sur son réseau de technico-commerciaux pour maintenir un contact régulier avec ses clients, partager les informations utiles et anticiper autant que possible les conséquences des évolutions sanitaires.
Cette présence est une continuité du travail mené toute l’année. Lohmann France indique aujourd’hui réaliser plus de 10 000 heures d’accompagnement par an.
Car derrière les protocoles, les zonages et les plannings, il reste une réalité très concrète : celle des éleveurs qui doivent continuer à piloter leurs exploitations.
2022 a marqué une rupture. Les années suivantes ont confirmé que l’influenza aviaire ne pouvait plus être considérée uniquement comme une crise ponctuelle.
La filière s’est donc structurée.
Les dispositifs de surveillance ont évolué. Les mesures de biosécurité ont été renforcées. Les protocoles sont régulièrement adaptés en fonction de la circulation du virus dans les élevages et dans la faune sauvage.
Les acteurs économiques ont eux aussi appris à fonctionner avec davantage de flexibilité.
Cette évolution ne fait pas disparaître le risque. Elle permet en revanche de mieux le comprendre, mieux l’anticiper et mieux réagir lorsqu’il se présente.
L’influenza aviaire restera probablement un défi majeur pour la filière avicole dans les prochaines années.
Mais depuis la crise historique de 2022, une chose a changé : les professionnels disposent de davantage d’expérience, de protocoles renforcés et d’organisations capables de réagir plus rapidement.
Pour Lohmann France, cette capacité d’adaptation s’inscrit dans une vision plus large : continuer à investir dans son outil de production, maintenir un niveau sanitaire exigeant et rester au plus près des éleveurs.
Anticiper lorsque c’est possible. S’adapter lorsque c’est nécessaire. Et continuer à accompagner les élevages dans la durée.
C’est dans cet équilibre que la filière construit aujourd’hui sa résilience.
Non. L’influenza aviaire circulait déjà avant 2022. En revanche, la saison 2021-2022 a marqué une crise historique par le nombre de foyers, son extension géographique et la circulation particulièrement importante du virus en Europe.
Les Pays de la Loire concentrent une activité avicole importante. La densité des élevages peut augmenter les conséquences d’une introduction du virus et explique la mise en place de mesures de prévention et de surveillance renforcées lors des épisodes sanitaires.
Oui. Après 156 foyers recensés en France pendant la saison 2025-2026, trois foyers ont été détectés dans des élevages de canards du Maine-et-Loire au début de la saison 2026-2027, entre le 31 août et le 7 septembre 2026.
Lohmann France s’appuie sur des procédures de biosécurité appliquées au couvoir et pendant le transport : maîtrise des flux, respect des protocoles sanitaires, organisation des livraisons et formation des équipes. Ces mesures évoluent en fonction de la situation sanitaire.
Les équipes Lohmann France maintiennent un suivi technique et commercial de proximité. Elles adaptent les plannings lorsque cela est nécessaire et accompagnent les éleveurs face aux contraintes sanitaires, réglementaires et organisationnelles rencontrées sur le terrain.
*25 foyers en France, dont 17 en Bretagne et Pays de la Loire : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-de-nouvelles-mesures-adoptees-pour-les-regions-bretagne-et-pays-de-la-loire?utm_source=chatgpt.com *91 foyers en élevage depuis le 1er août, dont 37 en Vendée et dans les Deux-Sèvres : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-renforcement-des-mesures-de-prevention-dans-la-region-pays-de-la-loire
*156 foyers d’IAHP en France, dont 125 dans des élevages commerciaux et 31 dans des basses-cours ou chez des oiseaux captifs non commerciaux. : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-la-situation-en-france
*Début de saison 2026-2027 : 3 foyers en Maine-et-Loire. Le ministère confirme officiellement trois foyers depuis début août 2026 : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-la-situation-en-france